Et au milieu coule une rivière : la Mayenne

Et au milieu coule une rivière : la Mayenne

Par Cyril Daydé, Directeur des archives départementales de la MayennePublication : 11 oct. 2022, Mis à jour : 22 nov. 2022

Pour qui consulte les dictionnaires de géographie, le nom « Mayenne » possède la particularité de désigner plusieurs éléments distincts : une rivière, une ville, un département et même une forêt et un arrondissement ! Cette homonymie en dit long sur le fait que la rivière a façonné le territoire autant que l’homme a façonné la rivière. En effet les ressources naturelles, surtout hydriques, ont joué, jusqu’au Moyen Âge, un rôle dans le choix des lieux d’implantation des communautés et activités humaines, avant d’être aménagées pour être mieux utilisées par ces activités, particulièrement aux XIXe et XXe siècles. Aujourd’hui, l’émergence de nouveaux enjeux patrimoniaux et environnementaux conduit à un rapport plus raisonné à la rivière.

     

# I - La Mayenne, de la rivière au département

C’est dans l’angle nord-est du département de la Mayenne que se trouve le point culminant du Massif armoricain et de tout le grand Ouest : le Mont des Avaloirs (416 m). La rivière Mayenne prend sa source à ses pieds (345 m), à Lalacelle (Orne), et coule d’abord vers l’ouest avant de bifurquer au sud et d’entrer en Mayenne. C’est alors une rivière encaissée entre des coteaux boisés. À partir de Laval, sa vallée sinueuse s’élargit et son lit atteint 30 m environ. Elle traverse le département du nord au sud, sur 114 km, à une vitesse moyenne de 4 km/h. Son dénivelé est faible et ses eaux peu profondes (3 m en moyenne). Par conséquent, son débit moyen se situe autour de 30 m3/seconde, mais il est très variable au cours de l’année car c’est une rivière de régime pluvial océanique qui coule sur des sols assez imperméables. Elle entre en Maine-et-Loire puis conflue avec la Sarthe pour constituer la Maine, qui se jette dans la Loire près d’Angers. Ses eaux rejoignent alors l’océan Atlantique. Son cours, d’un total de 202,6 km, traverse 58 communes dont 40 en Mayenne.

Juxtaposition de deux anciennes cartes de la rivière Mayenne. Sur la carte du haut, on voit que en 1753 à Laval, la rivière porte le nom de « Mayenne » mais le quartier environnant est appelé « Faubourg du Pont de Maine ». Sur la carte du bas (1778), la « rivière de Maine » qui passe à Château-Gontier s'appelle en réalité la Mayenne.

À Laval, en 1753, la rivière porte le nom de « Mayenne » mais le quartier environnant est appelé « Faubourg du Pont de Maine » (en haut ; source : Arch. dép. Mayenne, 1 Fi 341, extrait). À Château-Gontier, en 1778, la « rivière de Maine » est en réalité la Mayenne (en bas ; source : Arch. dép. Mayenne, 206 J 40/8).

Le nom de la rivière est attesté par écrit depuis le VIe s., sous les formes Meodena puis Meduana, mais il existait probablement dès l’Antiquité. Il pourrait provenir d’une racine gauloise signifiant « le milieu », comme la rivière se trouve entre Sarthe et Vilaine. Une autre hypothèse suggère deux racines celtes ayant le sens de « marais ou rivière en crue », phénomène qui peut se produire en hiver. À cette incertitude étymologique s’ajoute un débat pour déterminer si la Mayenne et la Maine sont une seule et même rivière. Plusieurs sources historiques incitent à conclure positivement (voir cartes ci-dessus).

Juxtaposition de trois cartes. Sur celle en haut à gauche on voit le bassin versant de la Loire. En dessous on voit celle du bassin versant de la Mayenne insérée dans celui de la Loire. Sur celle de droite on voit le bassin versant de la Mayenne qui s'insère dans le département de la Mayenne dont le pourtour est dessiné en pointillés.

Bassins versants de la Loire et de la Mayenne (carte : Cyril Daydé, 2022 ; données : IGN)

En géographie, le terme « bassin versant » désigne l’ensemble d’un territoire dont les eaux (notamment pluviales) sont collectées par un cours d’eau et l’ensemble de ses affluents. La ligne qui sépare deux bassins est une ligne « de partage des eaux ». Le bassin versant de la Mayenne est allongé, orienté du nord au sud. Il couvre un total de 5 820 km² (voir cartes ci-dessus). Comme le sol du Massif armoricain est essentiellement composé de schistes et de granits imperméables, les eaux pluviales, abondantes surtout l’hiver, s’infiltrent peu et ruissellent dans des vallées nombreuses. Le département de la Mayenne compte ainsi 4 500 km de cours d’eau, soit près de 2 000 ruisseaux et rivières [Réf. rruygq62p] . Le bassin versant de la Mayenne couvre 80 % du département. Ses principaux affluents sont la Varenne, la Colmont, l’Anxure, l’Ernée, le Vicoin et l’Oudon sur la rive droite ; l’Aisne, le Lassay, la Vienne, l’Aron, la Jouanne et l’Ouette sur la rive gauche (voir cartes ci-dessous). Le reste du département est couvert à l’est par le bassin de la Sarthe dont les principaux affluents sont le Merdereau, la Vaudelle, l’Erve et la Vaige ; au nord-ouest par les bassins de la Sélune et du Couesnon qui se jettent dans la Manche ; au sud-ouest par le bassin de la Vilaine. Au total, une vingtaine de communes tirent leur nom directement d’une rivière en Mayenne [Réf. 57g1uifan] , et une dizaine indirectement [Réf. u3jvb2af9] .

Juxtaposition de deux cartes. A gauche on voit les cours d'eau du bassin versant de la Mayenne. A droite on voit les bassins versants du département de la Mayenne.

Cours d’eaux du bassin versant de la Mayenne et du département de la Mayenne (carte : Cyril Daydé, 2022 ; données : IGN).

Sur le territoire de l’actuel département de la Mayenne, trois zones ont été peuplées dès la Préhistoire : à l’est, les Coëvrons, depuis la source de la Vaudelle jusqu’à la forêt de Charnie en passant par la vallée de l’Erve ; au sud-ouest, près de Renazé entre le Chéran et l’Araize, affluents de l’Oudon ; au nord-ouest, sur les deux rives de la Colmont. Le site naturel d’Entrammes, constitué par un gué à la confluence de la Jouanne et de l’Ouette dans la Mayenne, est habité dès l’Antiquité et accueille un monastère au IXe s. Au milieu du XIe s., l’église d’Avénières (aujourd’hui dans Laval) est construite à proximité immédiate de la Mayenne. D’ailleurs, les trois villes principales du département sont placées là où des voies de passages croisaient la rivière : Mayenne (IXe s.), Laval (fin Xe s.) et Château-Gontier (début du XIe s.), de l’amont vers l’aval. Dans les trois cas, et ce n’est pas une coïncidence, une ville haute et une ville basse se sont étendues dans la vallée, sous la protection d’un château placé en hauteur sur la rive droite. La ville de Mayenne offre un exemple intéressant, en ce que la traversée de la rivière s’est déplacée au fil du temps : pendant l’Antiquité elle se faisait à Brives (au nord) ; au Moyen Âge, au centre, au pied du château ; désormais, au sud, par un viaduc de béton (voir photo ci-dessous).

Photo de la rivière depuis la ville de Mayenne, vers le sud. À gauche on voit les quais, à droite le château, au fond le viaduc.

La rivière depuis la ville de Mayenne, vers le sud. À gauche les quais, à droite le château, au fond le viaduc. (Cl. Cyril Daydé, 2022).

Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que le département créé en 1790 autour de la ville de Laval ait rapidement pris le nom de « Mayenne ». Comme 68 départements français, son nom provient d’un fleuve ou d’une rivière qui le traverse. D’ailleurs, le département voisin, au sud, s’est brièvement appelé « Mayenne-et-Loire » (1790-1794), avant de prendre son nom définitif « Maine-et-Loire ». En 1832, la frontière avec l’Orne est simplifiée pour s’appuyer sur la Mayenne, la Varenne et la Colmont. Vingt ans plus tôt, lorsqu’il tentait de comprendre les raisons qui avaient conduit à découper le département de la Mayenne tel qu’il est, le préfet Nicolas Harmand soulignait que la rivière est un axe structurant, notamment dans la culture et l’industrie du lin, une rivière en activité.

# II - Une rivière en activité, les ressources naturelles et la main de l'homme

S’installer près d’une rivière permet non seulement de disposer d’une réserve d’eau, indispensable à la vie, mais également de tirer parti des nombreuses ressources naturelles qu’elle renferme. Le lit de l’Erve, par exemple, est tapissé de nombreux galets qui assurent une eau vive, bien oxygénée, que les truites apprécient. Ce poisson, d’ailleurs aujourd’hui élevé à Parné-sur-Roc, est devenu l’un des produits phares de la gastronomie mayennaise. Il a ainsi rejoint les autres plats de poissons pêchés dans les rivières locales : carpe, brochet, sandre, saumon (voir photo du gabarit ci-dessous) ainsi que l’anguille, cuisinée en pâté ou en friture.

Photo d'un gabarit de filet de pêche. Au XIXe siècle, de même que des gardes-chasse, il existait des gardes-pêche. Ces derniers inspectaient les filets des pêcheurs à l’aide de cet outil pyramidal en buis gravé. Il permettait de vérifier que les mailles des filets respectaient les dimensions réglementaires pour la pêche à l’écrevisse (trait épais au centre) et au saumon (trait épais à droite).

Gabarit de filet de pêche. Au XIXe siècle, de même que des gardes-chasse, il existait des gardes-pêche. Ces derniers inspectaient les filets des pêcheurs à l’aide de cet outil pyramidal en buis gravé. Il permettait de vérifier que les mailles des filets respectaient les dimensions réglementaires pour la pêche à l’écrevisse (trait épais au centre) et au saumon (trait épais à droite).

Plus encore que pour la pêche, la Mayenne s’est fait une réputation de l’élevage, surtout bovin et porcin. Il faut dire que les pluies abondantes, sur sol imperméable, assurent une herbe verte et grasse, très appréciée des troupeaux. Éleveurs, les Mayennais ont aussi été meuniers, bateliers, lavandiers… et c’est à la rivière qu’ils le doivent. À la fin du Moyen Âge, on trouvait sur l’Erve une petite dizaine de moulins à farine. Mais au XVIe s., Sainte-Suzanne devient un grand centre papetier, notamment pour la production de cartes à jouer. L’Erve reçoit un nombre croissant de moulins, jusqu’à 45 dont 18 dans la seule ville de Sainte-Suzanne. Outre de la farine et du papier, ils produisent de l’huile de noix, broient de l’écorce de chêne pour tanner les peaux et foulent des draps : ce sont les moulins à tan et à foulon. Au XVIIIe s., on compte en Mayenne 2 à 3 000 moulins, soit un tous les 1 à 2 km de rivière. Ces activités s’adaptent aux besoins du temps : en seulement 30 ans (1848-1878), les moulins de Brives, près de Mayenne, ont été successivement transformés en filature de coton, en minoterie et enfin en corderie.

Comme le soulignait le préfet Harmand en 1811, le tissage du lin était devenu après le Moyen Âge une activité dominante du territoire. Les tisserands travaillaient à domicile et installaient leurs ateliers dans des caves humides sur les rives de la Mayenne, de l’Ouette et de l’Oudon. On y nettoyait les fibres, les y faisait « rouir » (macérer), et les teignait avant de faire sécher les toiles dans les vastes prairies voisines. Les rivières sont propices à bien d’autres activités agricoles, qui requièrent de grandes quantités d’eau, par exemple la fabrication du fromage à Entrammes ou encore la production à Craon et à Sainte-Suzanne de boissons dérivées de l’orge (bière, whisky, jus, etc.). La brasserie participe à la rotation des cultures et les déchets végétaux servent à l’alimentation animale.

Pour les matières premières comme pour les produits manufacturés, la rivière constitue depuis l’Antiquité une voie de circulation naturelle, mais sa forte variabilité saisonnière et sa faible profondeur freinent le développement économique. Plus encore, les 22 chaussées aménagées entre Laval et Château-Gontier pour garantir un débit suffisant au bon fonctionnement des moulins mécontentent les marchands. François Ier autorise alors pour y remédier la mise en place de portes marinières (1537). La manœuvre est manuelle et peu commode : il faut 15 jours pour descendre de Laval à Angers et 25 pour en remonter ! Quoi qu’il en soit, les XVIIe et XVIIIe s. constituent un âge d’or du commerce fluvial mayennais dont l’axe nord-sud reliait les provinces de Normandie, du Maine et de l’Anjou et dont la jonction avec la Loire ouvrait la voie de la Touraine et de l’océan Atlantique. Les bateaux transportent biens de consommation courante (sel, vin), matériaux de construction (bois, fer, ardoise, pierre) et fibres végétales (chanvre, lin) brutes ou travaillées.

Plan datant de 1822 du nouveau pont de Laval, d'une partie de la nouvelle traverse et du nouveau canal de dérivation. On voit le cours naturel de la Mayenne formant une méandre sur lequel est dessiné le projet de nouveau tracé canalisé.

Plan du nouveau pont de Laval, d'une partie de la nouvelle traverse et du nouveau canal de dérivation, montrant le cours naturel en noir et le projet de nouveau tracé canalisé en rouge, 1822 (source : Arch. dép. Mayenne, 2 Fi 30).

Le XIXe s. se lance dans de grands travaux : Pont-Neuf de Laval (1812), bac de Ménil pour le passage des ouvriers (1837). Ce sont alors plus de 700 roues hydrauliques qui tournent dans le département, contre une centaine de moulins à vent et seulement deux machines à vapeur. Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer à Laval (1855), la rivière est une voie de circulation majeure. Dès 1835 il est envisagé de créer une jonction de la Mayenne à l’Orne et à la Vilaine pour établir une nouvelle voie intérieure entre Manche et Atlantique. Les portes marinières de 1537 sont obsolètes : des crédits sont votés (1846) pour améliorer la navigation entre Angers et Laval et canaliser la portion entre Mayenne et Laval. Les travaux débutent dès l’année suivante et dureront trente ans (1847-1878) sous la conduite de l’administration des Ponts et chaussées. 37 écluses (plus huit en Maine-et-Loire) jalonnent la rivière, ainsi que des barrages, viaducs et un chemin de halage la longe pour permettre aux chevaux de tracter les bateaux depuis la rive avant l’apparition des moteurs. À Laval, le lit même de la rivière est détourné pour mieux s’adapter aux activités humaines (voir plan ci-dessus).

Photo en noir et blanc représentant le Vieux-pont enjambant la Mayenne à Laval, le château en arrière-plan et les bords de la rivière avant la construction des quais.

Laval, le Vieux-Pont, le château et les bords de la Mayenne avant la construction des quais (source : Arch. dép. Mayenne, 23 Fi 20).

Mais au milieu du XIXe s., les quartiers bordant la Mayenne sont encore constitués de maisons sur pilotis (voir photo ci-dessus), souvent insalubres [Réf. ujmap7o1y] et régulièrement victimes de crues. La construction des quais et la canalisation de la rivière imposent de détruire des aménagements devenus gênants : abreuvoirs, lavoirs, égouts et parfois même moulins. Pour ne pas interrompre ces activités, les villes se dotent alors de fontaines, puits et lavoirs respectant les règles d’hygiène (voir carte postale ci-dessous). Le lavoir joue par ailleurs un rôle dans la sociabilité féminine, à l’image de l’usine pour les hommes. À Laval, on choisit des bateaux-lavoirs à fond plat, en chêne et sapin, incluant un espace d’habitation pour la famille du batelier. Au début du XXe s., parmi la vingtaine de ces embarcations, les plus célèbres sont le Saint-Julien (1904) et le Saint-Yves (1908), demeurés en service jusqu’aux années 1960. En 1928, des bains-douches municipaux sont ouverts sur les quais. Les travaux menés tout au long du XIXe s. modifient profondément certains quartiers comme celui de Bootz à Laval (voir carte postale ci-dessous).

Carte postale timbrée en noir et blanc représentant des lavandières au travail sur un lavoir sur l'Erve à Saint-Jean-sur-Erve. En arrière plan quatre enfants au milieu d'un champ, sont tournées vers le photographe.

Lavoir en bord de rivière à Saint-Jean-sur-Erve (source : Arch. dép. Mayenne, 5 Fi 201/6).

Carte postale timbrée et tamponnée en noir et blanc représentant le quartier industriel de Bootz, à Laval, en 1909. A gauche on voit le moulin, au centre l’écluse et à droite la filature.

Le quartier industriel de Bootz, à Laval, en 1909 : à gauche le moulin, au centre l’écluse et à droite la filature (source : Arch. dép. Mayenne, 5 Fi 120/527).

Mise à profit pour soutenir l’économie locale, la rivière est également un lieu de plaisance. Les notables, nobles ou bourgeois se font construire à la fin du Moyen Âge des manoirs, aux XVIIe et XVIIIe s. des maisons de maître, entre 1815 et 1914 des demeures cossues (voir photo ci-dessous). Il ne s’agit pas de villas d’habitation, mais de maisons des champs, d'occupation temporaire. En Mayenne, ce phénomène, rare en amont (vers Mayenne) et plus fréquent en aval (vers Château-Gontier), n’a jamais de visée touristique, on parle donc de plaisance plutôt que de villégiature. La proximité de la rivière est recherchée pour le cadre agréable qu’elle offre, mais également pour la voie de transport qu’elle constitue pour les matériaux de construction, ainsi que pour les forêts giboyeuses et la campagne fertile qui l’environnent. Dans le même temps, la ville n’est pas en reste : à Laval par exemple, le square de Boston offre une belle esplanade (1866) avec un kiosque à musique (1879). Les Mayennais aiment aussi se baigner : dans la rivière pour les piscines de Changé (voir photo ci-dessous) et de Bootz (à Laval, fermée en 1943), dans le bief du Grand-Moulin de Sainte-Suzanne, ou encore sur la plage de sable de l’étang (privé) du Gué-de-Selle à Mézangers dans les années 1930. Au milieu des années 1950, la fête de la Saint-Fiacre à Château-Gontier donne encore lieu à une course de natation dans la rivière.

Carte postale en noir et blanc du château de Malortie, à Saint-Loup-du-Gast. Cette demeure néo-renaissance construite entre 1841 et 1855 a été victime d’un incendie en 1866 et finalement bombardée en 1944. Les projets de reconstruction confiés à l’architecte Delattre (1948-1950) ont été abandonnés.

Le château de Malortie, à Saint-Loup-du-Gast, demeure néo-renaissance construite entre 1841 et 1855, victime d’un incendie en 1866 et finalement bombardée en 1944. Les projets de reconstruction confiés à l’architecte Delattre (1948-1950) ont été abandonnés (source : Arch. dép. Mayenne, 5 Fi 3/73 ; voir aussi le fonds de l’architecte Delattre, 430 J).

Photo en noir et blanc représentant une vue aérienne de Changé. On voit la piscine en pleine rivière, entre deux ponts dont l’un a été détruit par les Allemands en 1944.

Vue aérienne de Changé : la piscine en pleine rivière, entre deux ponts dont l’un a été détruit par les Allemands en 1944 (source : Arch. dép. Mayenne, 15 Fi 67).

# III - Une renaissance : nouveaux enjeux, entre patrimonialisation et conscience écologique

Après la seconde guerre mondiale, le transport routier et aérien détrône les voies navigables et de chemin de fer. L’industrie a trouvé dans le charbon puis l’électricité des sources d’énergie plus mobiles que la force hydraulique, nécessairement localisée. Presque tous les moulins et barrages sont délaissés ; les rivières s’envasent faute d’entretien. Les bateaux-lavoirs disparaissent dans les années 1960, tandis que le Saint-Georges, qui remontait la rivière deux fois par semaine pour acheminer du sable, effectue en 1975 son dernier voyage. Les premières initiatives de remise en état des berges sont celles, isolées, des sociétés de pêche, notamment dans la vallée de l’Erve. Lorsque les pouvoirs publics prennent ensuite le relais, ils ne manquent pas de consulter les pêcheurs amateurs, usagers intéressés. Ces opérations ont porté leurs fruits et des aménagements complémentaires ont été réalisés : à Mayenne (1991), Saint-Jean-sur-Mayenne, Laval, Entrammes, Origné, Neuville, Château-Gontier et Daon, des ports, haltes ou stations fluviales proposent espaces verts, espaces de restauration et services de location de bateaux, pédalos et vélos. À La Haie-Traversaine, une grande base de voile. La Mayenne est aussi le théâtre de réjouissances : en juin 2022 la Jeune Chambre économique de la Mayenne organisait la 33e édition des OFNIJEC, une course en radeaux insolites, au départ de Saint-Jean-sur-Mayenne et à destination de Laval. Le mois suivant, se déroulait à Ménil, dans le cadre de la fête du Pain, la 30e édition de la course de… baignoires. Des embarcations plus stables sillonnent les rivières : bateaux de pêche et de plaisance, comme le Vallis Guidonis à Laval et les péniches que quelques passionnés habitent à l’année ou louent comme gîtes atypiques. Dans le même temps, trois voies vertes, c’est-à-dire des aménagements dédiés aux randonneurs, cyclistes et cavaliers, ont vu le jour en Mayenne : deux anciennes lignes de chemin de fer et l’ancien chemin de halage, qui longe la rivière Mayenne sur 106 km dont 85 dans le département.

Ces opérations ambitieuses ont été principalement portées par le Conseil général (1975/1982-2015) puis départemental (depuis 2015) ainsi que par le Syndicat interdépartemental du bassin de la Maine (Mayenne, Oudon, Sarthe) qui coordonne les actions. Elles ont fait de ce territoire une nouvelle destination touristique, véritable marronnier du journal télévisé au mois d’août. Paysage de carte postale, la rivière Mayenne pourrait bientôt avoir un timbre à son effigie.

Les rivières du département séduisent les touristes, mais également les sportifs. Pendant dix ans, la Colmont a accueilli un critérium de descente. Huit autres rivières sont praticables en canoë-kayak : la Mayenne, la Varenne, l’Aron, l’Ernée, la Jouanne, le Vicoin, l’Ouette et l’Erve.

Le tourisme a pu réinvestir les barrages et écluses privés de leur fonction première, mais surtout, il a offert aux anciens équipements une véritable réhabilitation. Certains moulins, rachetés parfois en ruines à partir des années 1960, sont devenus d’agréables résidences secondaires. Le tourisme a offert une nouvelle activité aux maisons éclusières désaffectées d’Origné et Montflours, devenues des guinguettes. Par ailleurs, une véritable patrimonialisation est à l’œuvre : le moulin de Thévalles (Cheméré-le-Roi) a été remis en service par ses propriétaires. De même le bateau-lavoir Saint-Julien à Laval, ouvert à la visite en 1977, est classé Monument historique (1993) et a retrouvé les quais après restauration (2013). Des labels consacrent les efforts des responsables de sites pour entretenir la dimension historique des lieux : Parné-sur-Roc est à la fois membre des « Petites cités de caractère » et des « Villes et villages fleuris » ; Château-Gontier a intégré en 2006 le réseau Michelin des « 100 plus beaux Détours de France ». L’équilibre est fragile entre maintien des traditions et adaptation à la modernité, dans un paysage où l’eau n’est jamais figée.

Cet équilibre est d’autant plus fragile que les menaces sont nombreuses : en premier lieu le tourisme de masse, sorte de rançon du succès économique. La Mayenne s’efforce de maintenir des aménagements à taille humaine. De toute façon, le tourisme dans la nature est soumis aux caprices de la météo : les fortes chaleurs entraînent à la fois le développement d’une algue verte (la cyanobactérie) et une sécheresse qui rend certaines portions impraticables aux embarcations des touristes. Pendant l’étiage, l’été, la rivière est au plus bas et la sécheresse fait craindre la pénurie d’eau. L’imposant barrage de Saint-Fraimbault a précisément été construit (1978) pour y remédier [Réf. cysenqyn1] . Par ailleurs, les carrières de Voutré, proches de l’Erve, ainsi que des projets d’élevages intensifs, engendrent une pollution fluviale. Même les déchets végétaux agroalimentaires, rejetés dans l’eau, y absorbent de l’oxygène par décomposition et asphyxient les poissons. Veiller à la bonne diffusion et à la bonne application de la réglementation est une mission des pouvoirs publics : direction départementale des Territoires (DDT, un service de l’État successeur de la direction de l’Agriculture), agences et syndicats de bassin, Région, Département et communes.

Cette règlementation est renforcée dans les périmètres ayant statut de Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), comme l’Erve. Il s’agit de préserver l’écosystème de la rivière, composé d’insectes, de poissons, d’oiseaux, d’amphibiens, de chauve-souris, mais aussi de fleurs et d’arbres. Cette forêt de bords de rivière, appelée « ripisylve », peut souffrir de maladies spécifiques. Le Conseil départemental et l’association Mayenne Nature Environnement (MNE) mènent depuis 1982 des missions d’étude et de protection des milieux naturels.

La Mayenne, humide et soumise aux vents d’ouest océaniques, subit à la fin du printemps et pendant l’hiver des pluies qui ne peuvent pas toujours s’infiltrer dans les sols. Elles ruissellent, parfois abondamment, et entraînent des inondations. Les archives en donnent au moins une douzaine d’exemples entre 1680 et 1959. Depuis 1990, plusieurs autres épisodes de crue sont à déplorer, et les pouvoirs publics demeurent vigilants. Fin 2019, la crue immerge les pontons du chemin de halage ; mi-2022, deux ponts sont emportés par les flots.

Rivières vivantes, les cours d’eau mayennais bénéficient d’un personnel dévoué : les techniciens de rivière. Ils interviennent parfois par lagunage, qui consiste à aménager des marais artificiels pour traiter l’eau avant de la rejeter dans la rivière. Surtout, ils procèdent aux « écourues » de la rivière. Il s’agit d’ouvrir temporairement toutes les vannes des barrages pour mettre la rivière à sec. C’est l’occasion d’examiner de près les berges et équipements (ponts, écluses), d’assurer un entretien léger et de programmer les travaux plus lourds à mener. Régulières sur la Mayenne, les écourues sont plus rares sur l’Erve.

# Conclusion

Si un mot latin signifiant « pays des eaux » a donné son nom à la région « Aquitaine », il semble que le département de la Mayenne, avec sa rivière éponyme, pourrait prétendre à ce même qualificatif. Indispensable au quotidien, utile à l’économie et objet, depuis peu, d’enjeux patrimoniaux et écologiques, l’eau est plus que jamais un élément vital au territoire.

# Pour aller plus loin

Sources d’archives

  • Archives départementales de la Mayenne, B 3185 : Cours et juridictions d’Ancien Régime > Eaux et forêts > Police des étangs et ruisseaux > Procès-verbaux dressés pour rouissage de chanvre dans l'Oudon, en face la métairie de Tissue-aux-Moines (1781).
  • Archives départementales de la Mayenne, série C : administrations provinciales d'Ancien Régime > Navigation de la Mayenne > C 1 : copie de lettres patentes de François Ier autorisant les habitants de Laval à mettre la Mayenne en état de navigation (1537) ; C 2 à 8 : portes marinières ; C 9 à 15 : droit de navige ; C 22 : chaussées et portes marinières (1692-1722) ; C 23 : bacs sur la rivière de la Mayenne (1769-1779).
  • Archives départementales de la Mayenne, sous-série 3 S : Travaux publics et transports > Navigation intérieure : fleuves, lacs, canaux > Fonds des Ponts et chaussées.
  • Archives départementales de la Mayenne, 186 J 170 : Archives privées > Fonds Bucquet > Dossiers documentaires d’Henri Bucquet > Les micro-centrales électriques sur la rivière de Mayenne, Les forces hydrauliques en Mayenne.

Dictionnaires de géographie et d’étymologie

Ouvrages généralistes

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, Paris : Librairie Hachette, 1863, p. 1151 [Archives départementales de la Mayenne, AM 23].
  • Louis Charles Dezobry et Théodore Bachelet, Dictionnaire général de biographie et d'histoire, de mythologie, de géographie ancienne et moderne comparée, Paris : Ferdinand Tandou et Cie, 1869, t. II, p. 1755.
  • Jean Moreau, Dictionnaire de géographie historique de la Gaule et de la France, Paris : Picard, 1972, p. 176 [Archives départementales de la Mayenne, AM 19].
  • Jean Moreau, Supplément au dictionnaire de géographie historique de la Gaule et de la France, Paris, Picard, 1983, p. 160-161 [Archives départementales de la Mayenne, HB 1989].

Ouvrages mayennais

  • Léon Maître, Dictionnaire topographique du département de la Mayenne, Paris : Imprimerie nationale, 1878, p. 210 et introduction p. V [Archives départementales de la Mayenne, AC 1326].
  • Alphonse Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, 1902, t. II, p. 809-840 (ville et cantons), 841-842 (rivière), édition en ligne [Archives départementales de la Mayenne, http://angot.lamayenne.fr/notice/T2C13_TOPO4364].
  • René Musset, Le Bas-Maine : étude géographique, Paris : Armand Colin, 1917, p. 93-102 [Archives départementales de la Mayenne, AC 75].

Ouvrages d’étymologie

  • Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Paris, Klincksieck, 1978, coll. « Études linguistiques », n° XXI, p. 64 [Arch. dép. Mayenne, HB 249].
  • « La Maine », « La Mayenne », « La Petite Maine », Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève, Droz, 1990, vol. 1, n° 2175, p. 119 [Arch. dép. Mayenne, HB 603].
  • Lucien Beszard, « Les noms de nos rivières », Revue historique et archéologique du Maine, 1908, n° 63, p. 186-196 [Arch. dép. Mayenne, BC 75-1908-63].
  • Lucien Beszard, « Notes de toponymie mayennaise », Bulletin de la commission Historique et archéologique de la Mayenne, 2e série, t. XXXII, 1916, n° 1545, p. 292-293 [Arch. dép. Mayenne, BC 78-38].

Monographies

  • La Mayenne, notre rivière : « noble dame », Forcé, Jean-Claude Deloge, 2009, CD-Rom [Archives départementales de la Mayenne, CD 62].
  • La Mayenne, notre rivière : 52 randonnées découverte au fil de la rivière, Laval, Comité départemental de la randonnée pédestre de la Mayenne, 2001, 160 p. [Archives départementales de la Mayenne, MB 327].
  • Paul Roussier, Notes historiques sur la rivière de Maine ou Mayenne et sa navigation, Laval, Goupil, 1924, 370 p. [Archives départementales de la Mayenne, AC 761].

Articles ou extraits

Articles de revue

  • Abel Bouhier, « Le trafic de la Mayenne canalisée : la rivière Mayenne et la liaison nord-sud du Bas-Maine à la Loire », Bulletin du cercle d'études géographiques du Bas-Maine, 1951-1952, p. 10-13 et 9-10 [Archives départementales de la Mayenne, BC 20-1951-1952-1-2].
  • Abel Bouhier, « La rivière Mayenne entre les années 1850 et 1860 », Bulletin du cercle d'études géographiques du Bas-Maine, 1952, p. 19-20 [Archives départementales de la Mayenne, BC 20-1952-3].
  • Jean Steunou, « La Mayenne : la rivière fait le département », L’Oribus, 1993, n° 33, p. 2-14 [Archives départementales de la Mayenne, BC 101-6].
  • « Lassay », « Mézangers » et « Fontaine-Couverte », La Mayenne : villes et villages (1880-1930), Laval, L’Oribus, 1999, p. 26-27 et 84 [Archives départementales de la Mayenne, MC 337].
  • Nicolas Foisneau et Jacques Salbert, « La révolution des transports au XIXe siècle en Mayenne », La Mayenne : archéologie, histoire, 2002, n° 25, p. 7-122 [Archives départementales de la Mayenne, BC 78-61].
  • Nicolas Foisneau, « Moulins et usines de la rivière la Mayenne : approche historique et technique. Communication du 12 mars 2005 », La Mayenne : archéologie, histoire, 2006, p. 241-245 [Archives départementales de la Mayenne, BC 78-63].
  • Nicolas Foisneau, « Les minoteries et l'activité industrielle sur la rivière Mayenne aux 19e et 20e siècles », La Mayenne : archéologie, histoire, 2008, p. 168-183 [Archives départementales de la Mayenne, BC 78-64].
  • Patrice Guyaux, « Mayenne, sur mers et océans », La Mayenne : archéologie, histoire, 2008, n° 31, p. 241- [Archives départementales de la Mayenne, BC 78-64].
  • Martine Bordeau, « La Mayenne réinvente son tourisme fluvial », Revue Espaces, septembre 2010, n° 284, p. 22-24.

Dossiers de revue

  • Guy Saupin, Jean-René Morice et Nadine Vivier, Les nouveaux patrimoines en Pays-de-la-Loire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, partie II. Identification des nouveaux patrimoines, p. 49-176 [Archives départementales de la Mayenne, HC 634] :
    • Orianne Langlais, « Le chemin de halage, vecteur de reconquête de la Vallée de la Mayenne », p. 91-102.
  • 303. Arts, recherches, créations, « Affluents de la Loire. Morceaux choisis », n° 130, avril 2014, partie V. La Mayenne, p. 100-135 [Archives départementales de la Mayenne, BC 121-2014-130] :
    • Anatole Danto, « La Mayenne », p. 101 ;
    • Nicolas Foisneau, « L'industrie au service de l'agriculture : un "âge d'or" de la rivière Mayenne », p. 102-107 ;
    • François Collombat, « La turbine VLH », p. 108-109 ;
    • Jacques Naveau, « Du mythe des frontières et des voies naturelles à la réalité du peuplement », p. 110-115.
    • Antoinette Le Falher, « Laval, ville d’eau et d’histoire », p. 116-119 ;
    • Orianne Langlais, « Le chemin de halage de Mayenne à la reconquête de sa vallée », p. 120-123 ;
    • Marcel Samson, « Château-Gontier au fil de l’eau », p. 124-129 ;
    • Olivier Martin, « L’Isle-Briand au Lion-d’Angers : entre Mayenne et Oudon », p. 130-135.

Extraits d’ouvrages

  • Auguste de Sérière, Notice statistique et historique sur le département de la Mayenne présentée au Conseil général par M. Félix Parran, préfet, Laval, Feillé-Grandpré, 1840, p. 23 et 32 [Archives départementales de la Mayenne, BA 33 et MC 183].
  • Lucien Musset, « La renaissance urbaine des Xe et XIe siècles dans l’Ouest de la France : problèmes et hypothèses de travail », Études de civilisation médiévale (IXe-XIIe s.) : mélanges offerts à Edmond-René Labande, Poitiers, Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, 1974, p. 563-575 [Arch. dép. Mayenne, HB 670].
  • Daniel Pichot, Le Bas-Maine du Xe au XIIIe siècle : étude d'une société, Laval, Société d’archéologie et d’histoire de la Mayenne, coll. « La Mayenne : archéologie, histoire », suppl. n° 7, p. 246-247 [Arch. dép. Mayenne, MC 240].
  • Aux pays de la Loire : les transports. L'eau, la route, le rail (XVIIIe-XIXe siècles), Nantes, Académie de Nantes, 1998, publication des services éducatifs des Archives, p. 11, 13 et 18 [Archives départementales de la Mayenne, MB 286].
  • « Bains-douches municipaux », « Bateau-lavoir Saint-Julien », « Le long de la Mayenne », Laval Agglomération : histoire et patrimoine, Condé-sur-Noireau, Laval, Société d'Archéologie et d'Histoire de la Mayenne, 2019, p. 213, notices n° 17 et 18, et p. 352, itinéraire n° 1 [Archives départementales de la Mayenne, MB 561].

Articles de presse

  • « Après les intempéries, la Mayenne en proie à des inondations », Ouest-France, 20 décembre 2019 [https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/mayenne/en-images-apres-les-intemperies-la-mayenne-en-proie-des-inondations-6663994].
  • Justine Montauban, « En Mayenne, le long du halage, tous les aulnes malades seront coupés », Le Courrier de la Mayenne, 15 février 2022 [https://actu.fr/pays-de-la-loire/laval_53130/en-mayenne-le-long-du-halage-tous-les-aulnes-malades-seront-coupes_48568896.html].
  • Vincent Brunet, « Avec Rivières de l’Ouest, Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe misent sur le tourisme "fluvestre" », Ouest-France, 17 mai 2022 [https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/maine-et-loire/avec-rivieres-de-l-ouest-maine-et-loire-mayenne-et-sarthe-misent-sur-le-tourisme-fluvestre-209a0172-d5f9-11ec-9a86-07eb4bd130d9].
  • François Lorin, « Jean Arthuis, la rivière, le vieux château : vos idées pour un timbre à l’effigie de la Mayenne », Ouest-France, 18 mai 2022 [https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/laval-53000/jean-arthuis-la-riviere-le-vieux-chateau-vos-idees-pour-un-timbre-a-l-effigie-de-la-mayenne-36fef0fa-d68d-11ec-9b2d-786031940fdfa].
  • Adrien Masson et Florence Stollesteiner, « Deux ponts emportés par les orages dans le Nord-Mayenne », Ouest-France, 5 juin 2022 [https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/mayenne/orages-en-mayenne-deux-ponts-fragilises-par-les-intemperies-e33b60c4-e4ac-11ec-85bd-b8f582c2fcbe].

Liens

  • Liste des dossiers concernant le patrimoine lié à la rivière sur le portail fédérant les bases de données du ministère de la Culture sur [https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?mainSearch=%22rivi%C3%A8re%20mayenne%22].
  • « Les rivières », site internet de Mayenne Nature Environnement, 2009 [http://www.mayennenatureenvironnement.fr/milieux-naturels.html].

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