Date de la vidéo: 06 avr. 2018
Durée de la vidéo: 02M 03S
Photo : Strasbourg : Musée historique © Stadler / CRA
Date de la vidéo: 06 avr. 2018
Durée de la vidéo: 02M 03S
Date de la vidéo: 04 nov. 1967
Durée de la vidéo: 08M 38S
Date de la vidéo: 21 mars 2005
Durée de la vidéo: 0S
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Le vignoble champenois est entré au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015. Il s’agit donc d’un patrimoine matériel et culturel à protéger. Ce classement lui permet également le développement de l’œnotourisme, soutenu par les acteurs publics et son rayonnement à l’international.
08 déc. 2021
07 août 2015
La viticulture champenoise est entrée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2015, sous l’appellation « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne ». L'UNESCO a pour objectif, depuis la rédaction en 1972 de la Convention de Grenade, de protéger et sauvegarder des biens culturels et naturels, biens communs à transmettre aux générations futures du fait de leur valeurs. L’activité viticole de la Champagne est inscrite comme patrimoine culturel. Les territoires viti-vinicoles français sont d’ailleurs souvent patrimonialisés par l'UNESCO: le vignoble bordelais (juridiction de Saint-Emilion), le Val de Loire ou la Bourgogne en font partie. Ce sont l’ensemble des lieux où a été développée la méthode d’élaboration des vins de Champagne qui ont été inscrits au patrimoine mondial : il s’agit donc d’un patrimoine matériel.
L’entrée de ces lieux au patrimoine mondial de l'UNESCO permet le développement de l’œnotourisme. Ce terme désigne l’ensemble des pratiques touristiques autour du vin et du vignoble. Le développement du tourisme dans des lieux patrimonialisés, et donc protégés, pose la question de l’adéquation entre la valorisation touristique et la sauvegarde. La valorisation touristique repose sur des aménagements spécifiques pour accueillir les visiteurs, comme des hôtels. Cependant, le nombre de visiteurs, également, peut engendrer une surfréquentation des sites, et ainsi, une dégradation des paysages. L’œnotourisme apparaît cependant comme une source importante de revenus pour les acteurs locaux, comme les viticulteurs notamment. Le tourisme autour de l’activité viticole repose sur la mise en valeur des territoires et des paysages. Les paysages champenois sont ainsi parcourus par des routes touristiques qui permettent au visiteur d’admirer les paysages et de visiter les caves. Le développement de l’œnotourisme n’est pas dissociable de l’action des pouvoirs publics. La filière œnotourisme est soutenue par Atout France, l’agence de développement touristique française. La valorisation passe également par la mise en place de marques telle que « La Champagne, refined art de vivre », déposée et lancée en 2016 par la région Grand-Est et le Comité Champagne. Le développement touristique, manne financière pour les acteurs locaux, est ainsi soutenu par les pouvoirs publics, de l’échelle nationale à l’échelle régionale. Ainsi, cette stratégie de développement touristique participe du développement local de la Champagne : l’attractivité touristique permet de dynamiser les économies rurales.
La patrimonialisation des lieux de la viticulture champenoise participe au rayonnement culturel de la France dans le monde. L’œnotourisme n’est pas uniquement du tourisme national, mais aussi du tourisme international. Première destination touristique au monde, la France attire par ses plages, ses villes mais aussi par ses vignobles. Atout France estime que la France attire 10 millions d’œnotourismes par an, dont 42% sont étrangers. Britanniques, Belges, Allemands, Néerlandais et Américains en constituent l’essentiel. Entre 2009 et 2016, la clientèle étrangère augmente de 5% par an. Ce tourisme international s’inscrit dans le contexte de la mondialisation, qui correspond à l’intensification des échanges à l’échelle mondiale. La Champagne est le deuxième vignoble le plus visité en France, après le Bordelais. Le tourisme international est soutenu par le ministère des Affaires étrangères et du Développement international : en 2016, il crée le site www.visitfrenchwine.com pour améliorer la promotion des destinations oenotouristiques françaises. L’Alsace est également un terroir concerné par l’oenotourisme.
Ce reportage a été diffusé le 7 août 2015, après l’entrée dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne. Il s’inscrit dans une rubrique nommée « Un été dans l’Est » qui a pour but de faire découvrir aux téléspectateurs les activités touristiques de leur région, puisqu’il est diffusé dans le journal télévisé régional de France 3. Le reportage prend une forme originale de mise en scène de visite touristique. En effet, le journaliste présent sur l’image amène le téléspectateur à la découverte de trois sites touristiques majeurs patrimonialisés récemment par l'UNESCO (A Reims, les crayères des caves Ruinart ont été classées dès 1931 site et monument naturels). Il relie ces sites à l’aide d’une 2 Chevaux, ce qui amplifie la mise en scène du reportage. La pratique touristique montrée par le journaliste, à savoir la balade en voiture sur les routes des vignobles champenois, est présentée comme désirable. Son premier arrêt l’amène au village d’Hautvillers, village de Dom Pérignon, où il se fait guider par un greeter. Les greeters sont des habitants qui proposent des visites aux touristes, de manière bénévole. Ils sont d’ailleurs mis en avant par le site de développement touristique www.tourisme-en-champagne.com. La visite se poursuit à Reims au domaine Vranken Pommery et, enfin, au Phare de Verzenay, qui abrite un musée de la vigne.
Cette mise en scène de visite touristique participe au marketing territorial de la Champagne. Les plans du début du reportage, accompagnés d’une musique au piano, montrent les châteaux de l'avenue de Champagne à Epernay. Les plans aériens des paysages viticoles, de Reims ou d’Epernay véhiculent une image valorisante du territoire. Ils montrent le vignoble, ainsi que les villages de Champagne : ces plans montrent ainsi le terroir spécifique champenois. Le but du reportage est bien de donner envie au téléspectateur de visiter cette région. En effet, le paysage est support très courant pour le marketing territorial : il permet de mettre en valeur la préservation du patrimoine culturel ici. Ce reportage participe donc de la patrimonialisation mais également de la mise en tourisme du site, à l’échelle régionale, tout en mettant en valeur la dimension internationale du tourisme en Champagne, puisque le journaliste interroge une personne non francophone lors de son reportage.
(Cliquez sur le texte pour positionner la vidéo)
David Marcelin
Un Eté dans l’Est, notre série estivale nous emmène ce soir en Champagne pour une belle promenade à la découverte des trois sites qui viennent d’être inscrits sur la liste du patrimoine de l’UNESCO : l’avenue de Champagne à Épernay, le village d’Hautvillers et son vignoble et la Colline Saint-Nicaise à Reims avec ses caves étonnantes. Vincent Thollet, Paul-Antoine Boudet.
(Musique)
Vincent Thollet
On passe les vacances dans l’Est, bienvenue dans le vignoble de Champagne qui vient de faire son entrée au patrimoine mondial de l’humanité.Nous sommes sur l’avenue de Champagne à Épernay, ici sont rassemblées les plus grandes maisons aux noms prestigieux, de beaux et fiers hôtels particuliers construits par les négociants au XIXème siècle.Certains surnomment d’ailleurs cette avenue la plus riche du monde car elle cache 100 kilomètres de caves, et plus de 200 millions de bouteilles.Une cave, on va en découvrir une, bien sûr, mais d’abord, direction le berceau du vignoble à quelques kilomètres, quoi de plus français que le champagne et quoi de plus français qu’une 2 CV, alors en route.
(Bruit)
Vincent Thollet
Nous allons à Hautvillers, le village de Dom Pérignon, le père du champagne travaillait ici dans ces vignes, à deux pas de son abbaye.Pascal connaît parfaitement ces lieux.C’est un Greeter, un bénévole qui propose des visites aux touristes.
Pascal Pecriaux
Alors, on est dans l’ancienne église Abbatiale d’Hautvillers, et on est devant la tombe du Père Pérignon.C’est-à-dire que Dom Pérignon, c’est beaucoup plus qu’un mythe ou une légende, c’est un vrai homme, il y a ses ossements en-dessous depuis trois siècles.Et il a une idée remarquable, c’est qu’il s’est dit, on a toujours fait du vin dans le monastère, mais je vais faire le vin, le meilleur du monde, c’est-à-dire que je vais pouvoir le vendre très cher, à des gens très riches, pour avoir beaucoup d’argent pour m’occuper des pauvres.Et c’est à l’origine de tout.Avant on faisait un vin rouge léger, après on a fait, ce qu’on appelle maintenant, le champagne.
Vincent Thollet
Dom Pérignon a inventé l’assemblage de raisins de cépages différents, le vieillissement en cave et l’usage de bouteilles… quant aux bulles…
Pascal Pecriaux
Alors il n’a rien compris.Les bulles, pendant plus d’un siècle, voir un siècle et demi, c’est quelque chose qui apparaissait sans qu’on comprenne pourquoi, jusqu’à 90 pourcent des bouteilles pouvaient exploser dans un lot de vin.Ben voilà, pour un moine, le vin du diable, c’était tout de même quelque chose d’assez paradoxal.Mais, il a eu l’humilité de comprendre que ce n’était pas si diabolique que ça.
(Bruit)
Vincent Thollet
Nous voilà à Reims, chez Vranken Pommery, un château au style britannique en hommage à la très fidèle clientèle anglaise, mais si le lieu accueille plus de 100 mille visiteurs chaque année, c’est qu’il cache d’autres surprises.Nous sommes à 30 mètres sous terre dans une gigantesque crayère, ces trous creusés à l’époque gallo-romaine pour en extraire la craie, un matériau de construction, et ces crayères ont été transformées, voilà 150 ans, en cave grâce à l’ajout de galeries.
Christine Prudhomme
Toutes galeries confondues, vous avez aujourd’hui 18 kilomètres de caves.
Vincent Thollet
Pour combien de bouteilles ?
Christine Prudhomme
A peu près 25 millions.
Vincent Thollet
Ah ouais !Quand même hein !Elles restent dans ces caves combien de temps, les bouteilles ?
Christine Prudhomme
En moyenne, 5 ans.
Vincent Thollet
On voit des noms de villes.
Intervenante
C’est une tradition instaurée par Madame Pommery qui, à chaque nouveau marché gagné et remporté, elle va nommer une galerie.La tradition de nommer des galeries pour les gros marchés existe toujours.Alors, les paniers en fait servaient à transporter les bouteilles en cave et à les remonter.Donc, on y installait six bouteilles ou quatre magnums, elles descendaient en cave ou elles remontaient pour les phases d’habillage et d’expédition.Vous avez quand même devant vous l’un des rares exemplaires connus dans ce monde, du premier champagne brut créé par Madame Pommery.
Vincent Thollet
Merci, Christine Prudhomme.
Christine Prudhomme
Merci Vincent.
Vincent Thollet
Un dernier lieu pour finir, insolite, un phare au milieu des vignes, l’idée d’un négociant pour faire parler de son champagne, objectif réussi.Depuis un siècle, le site est une attraction touristique.
Inconnu
Nous roulions sur la route et on a vu ça, on s’est dit, c’est dingue, alors nous sommes venus voir de plus près à quoi ça ressemblait.
Inconnue
C’est vrai qu’il y a un peu de magie.Je ne sais pas, je ne sais pas.C’est quelque chose qui, je ne sais pas expliquer en fait, c’est… Oui, c’est ça, c’est le mot magique.
Vincent Thollet
Le champagne, vous pouvez l’apprécier toujours avec modération dans un bar, dans une cave ou chez un viticulteur, mais aussi ici devant une mer de vignes.Cet été, on passe les vacances dans l’Est, et à l’Est, il y a toujours du nouveau.